Anxiété généralisée - réflexe nauséeux foudroyant

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zolpidem37
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Anxiété généralisée - réflexe nauséeux foudroyant

Message par zolpidem37 » 04 déc. 2016, 20:38

Bonjour,

Je viens ici rechercher des solutions peut-être alternatives au contrôle de mes angoisses, sinon au contrôle d'un réflexe nauséeux violent que je subis depuis mon enfance. Je pense qu'il est préférable que je dresse l'historique de mon parcours étant donné qu'on est tous des originaux ;)
Je vais donc écrire beaucoup...mais si vous voulez passer la lecture, dirigiez-vous à la dernière partie "Nouvau cap, réapparition des angoisses", merci !

Résumé :
J'ai 34 ans, une famille fondée, une famille soudée...et un passif anxieux important.
Je suis des thérapies diverses et variées depuis 10 ans pour contrôler un état anxieux généralisé et une personnalité évitante qui me conduisent à des angoisses et attaques de panique notamment.
Mes angoisses sont d'abord nées d'une sensibilité et émotivité focalisées sur le "dégout" et le "manque de confiance en soi".
Mes angoisses se sont ensuite déportées rapidement sur le scope social (vie en société et professionnelle), car de personnalité "évitante", je suis donc faillible dans ces domaines où l'on s'expose.

Passé thérapeutique :
Kinésiologue (2 scéances), Psychologues du service public (1 an), psychologue privé (1 an), psychothérapeute-humaniste (quelques mois), psychothérapeute TCC (quelques mois), sophrologue (1 an), psychiatre (2 ans maintenant)...

J'ai voyagé :D, j'oublie même certains praticiens. Il m'a fallu du temps pour trouver les praticiens qui maîtrisent le sujet (difficile en France).

Enfance / adolescence :
1 - 9 ans : enfant sensible, sociable, joueur, aime plutôt le contact des adultes que des enfants (sauf les copains de quartier)
9 - 14 ans : collégien sensible et discret (je cachais mes peurs, personne ne le voyait), retard de croissance important qui n'aide pas. Peur quasi morbide envers le vomi et le dégoût généralisé (odeurs, images...)
14 - 19 ans : lycéen sensible et moins discret (petite taille, puberté très tardive, pas de copine...), en situation d'évitement (sorties en groupes). Heureusement bien entouré de copains et de sa famille.

Adulte :
19 - 22 ans : Grandes écoles plus faciles pour moi car moins de cadre, plus de souplesse. Cependant je reste en situation d'évitement sur le scope social et le scope alimentaire (je reste un mangeur normal mais en groupe je n'aime pas ça).
22 - 24 ans : Premier job. Cela se passe bien. Premier appartement, pas de copine, vie solitaire qui me convient.
24 - 27 ans : Deuxième job, poste m'offrant plus de responsabilités. Je me trouvais alors face à des obligations envers lesquelles l'évitement n'était plus possible. Je me suis retrouvé confronté à mes angoisses d'enfance finalement. C'est alors que mon subconscient a "matérialisé" mes angoisses par des symptômes physiques importants et violents dont le principal : un réflexe nauséeux incontrôlable me conduisant à vomir, ou du moins à essayer sans pouvoir me contrôler (même sans rien avoir dans l'estomac). Le premier suivi thérapeuthique et médicamenteux commence.

S'ensuivent 10 années de traitements de fond (paroxetine, effexor puis seroplex qui, ce dernier, me correspond le plus vis-à-vis des effets indésirables) et de traitements anxiolytiques (xanax puis bromazépan notamment).

Conclusions des thérapies :
L'hémétophobie sociale a été écarté (peur de vomir en public) car je pensais l'avoir identifiée au regard de ma répugnance (et même peur) envers le vomi. Il a fallu bien analyser la situation. Je suis très sensible et suis tétanisé par le vomi, cependant le cap de la peur est passé car c'est mon subconscient qui agit dorénavant. Un choc psychologique reste ancré qlq part c'est possible.

Le syndrôme Asperger (ASPI) a été écarté. J'ai en effet plusieurs facettes de l'ASPI mais selon mon psychiatre, je n'entre pas dans les cases suffisamment. Rien empêche de toute façon qu'il y a différents niveaux d'ASPI...mais la piste n'est pas assez plausible.

Restent alors :
- un trouble anxieux généralisé (on vit avec ce trouble, on l'adapte et on s'adapte et j'ai finalement bien convenu que l'anxiété participe à qui je suis, cela aide beaucoup)
- personnalité "évitante" (mais moins à l'âge adulte) et sensible mais pas hyper-sensible cependant. J'ai une sensibilité forte ainsi qu'une émotivité développée mais elles sont toutes deux fédérées par mon anxiété généralisée et différents paramètres qui créent une équation inutile à résoudre. Il faut d'abord s'accepter et nous adapter sinon adapter l'environnement, pour être bien (cela peut-être facile à dire...).
- trouble envers le dégoût principalement

Traversée personnelle et ressenti :
J'ai ingurgité de nombreux xanax pendant mes périodes de fortes angoisses avec attaques de paniques au travail.
J'ai finalement rencontré un psychothérapeute et humaniste (venu des USA) qui m'a mis sous sevrage du xanax, souhaitant m'apporter d'abord une autre molécule à savoir le bromazépan. Cette méthode s'est avérée efficace car en changeant de molécule j'ai pu supprimer ma dépendance au xanax en contrôlant le risque de dépendance sur la nouvelle molécule (bromazépan), j'ai aussi suivi de nombreux conseils pour m'adapter à l'environnement (il a été question par exemple de regarder et ressentir l'abondance de tout ce qui nous entoure). C'est déjà un conseil que je peux apporter peut-être à certains lecteurs ici présents :)

Le fait est que le bromazépan reste une dépendance psychique puisque, comme le xanax, je l'emporte partout avec moi et en prend au moins 3 ou 4 fois par semaine. Je précise maintenant que je suis en télétravail (une chance), que je ne vois donc personne d'autre que ma famille adorée et que pourtant, j'arrive à développer des angoisses professionnelles et de mal-être (confiance en soi atteinte en particulier).
J'ai pris les devants en me forçant à tout prix à me confronter à autrui (sport - et compétition surtout - en club, restaurants en groupes etc...). Cela aide, il faut se forcer mais vers des plaisirs (le palliatif est plus qu'important). Pour la confiance en soi, je vais travailler d'abord l'estime de soi, je n'ai pas commencé mais j'ai le plan en place.

Au final j'ai obtenu une bien meilleure connaissance de moi-même au travers de lectures et de thérapies, mes angoisses restent présentes mais plus réduites heureusement, la maturité aide beaucoup ainsi que mon entourage.

Nouveau cap, réapparition des angoisses :
Aujourd'hui, je passe un cap délicat, ce qui me conduit à vous écrire tout cela.
Je change de job et réintègre l'univers des...locaux d'entreprise....des réunionites aiguës....du contact professionnel !
Ce n'est pas encore fait (préavis) mais depuis quelques jours, mon symptôme principal de "réflexe nauséeux violent" réapparaît.
Le subconscient me joue des tours et j'ai un mal de chien à contrôler.
Il me suffit de penser à ma nouvelle entreprise, aux nouvelles réunions, aux invitations à partager le repas du midi entre collègues pour que ces maudites décharges blanches me foudroient de la tête au pied, que mon diaphragme se noue (puis la gorge) et que je me retrouve totalement nauséeux, au point d'immédiatement me forcer à vomir, sans aucun contrôle. Déjà 3 fois que cela m'arrive en quelques semaines.
Je n'ai pas encore mis à l'exercice tous les bons conseils que j'ai obtenu (travailler sa respiration, méditer, se projeter, Qi Cong...) mais la violence de ce réflexe nauséeux m'effraie vraiment.

Je crains évidemment de retomber dans la spirale infernale de l'anxiolytique à très haute dose pour inhiber mon corps (et donc inhiber les nausées).
Car oui...attention...j'ai très longtemps cru (et les praticiens aussi) que je prenais de l'anxiolytique pour inhiber mes pensées obscures ou négatives et me sentir bien.
Ce n'est pas le cas, on a identifié que je prenais des anxiolytiques pour inhiber physiquement mes organes (via, bien sûr, mon système nerveux) afin que même en cas d'attaque de panique, la manifestation physique n'opère pas via le chemin-yoyo classique : cerveau, diaphragme, estomac, gorge, langue...

Je prépare donc plusieurs exercices pour travailler mon entrée dans la vie "socialo-active" (car le télétravail c'est tout autre chose, c'est évitant tout simplement).

Auriez-vous des connaissances particulières au sujet de ce violent réflexe nauséeux qui me foudroie ?

Merci à vous !

PATRICIA
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Enregistré le : 17 nov. 2018, 23:59

Re: Anxiété généralisée - réflexe nauséeux foudroyant

Message par PATRICIA » 18 nov. 2018, 00:29

Bonjour
Nouvellement diagnostiquée.
Je fais face à des nausées depuis vraiment longtemps.
Elles sont invalidantes car accompagnées de maux de tête. Mon besoin est alors un lieu frais, propre et peu lumineux.L'odeur doit être le plus proche possible de celle du vent à la campagne. Une odeur de linge séché
dehors. Je peux aménager cela dans ma voiture. Je mets des boules kiès. Si j'ai un peu de temps je déplace le véhicule dans une zone plus "campagne verdoyante"

J'allonge un peu le siège et je respire.J'ai de l'eau minérale et selon mes besoins de l'eau gazeuse citronnée.

J'ai des vomissements en jets. "pratique quand il n'y a que la portière à ouvrir" Je n'ai pas de bureau où je puisse "bricoler " mon espace bien-être.
Bien cordialement, avec deux ans de retard.

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